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29.07.2010

18ème conférence internationale contre le Sida

Du 18 au 23 juillet s'est tenue la 18e conférence mondiale sur le Vih/Sida, à Vienne en Autriche. L'événement a rassemblé associations, chercheurs et scientifiques, soit au total 20 000 participants de 193 pays, rassemblés autour de la lutte contre une des plus importantes pandémies de l'histoire.

Depuis 30 ans, on dénombre 25 millions de morts, 33 millions de séropositifs et 1.5 million de contaminés par an.

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Le Parlement de Vienne orné du ruban rouge
source:REUTERS/Herwig Prammer


Qu'est ce que la conférence internationale du Sida ?

Cette rencontre est la plus grande manifestation internationale sur ce sujet, elle est organisée tous les deux ans par la Société Internationale du Sida (SIA), sous la responsabilité de Julio Montaner, et des partenaires influents comme l'ONUSIDA.

Cette année, le thème Rights Here, Right Now (Des droits ici et maintenant) est particulièrement bien choisi, puis que l'accès universel aux traitements contre le Sida est un des huit objectifs du millénaire pour le développement énoncés par l'ONU.
A sa clôture, la conférence laisse une sensation de bilan mitigé entre les promesses habituelles de mobilisation mondiales et le manque d'action, de financement et de soutien systématiquement dénoncés...

 

L'accès aux soins

« Le thème « Des droits - ici et maintenant » vient nous rappeler que les soins de santé doivent être un droit pour tous mais ne le sont pas », a déclaré le 18 juillet l'ancien président américain, Bill Clinton, lors de la session d'ouverture. « Quelles que soient les difficultés actuelles sur le plan économique, les progrès accomplis au cours des dernières années ne sont pas une excuse pour ne pas garantir ce droit. C'est une excuse pour nous de chercher au plus vite à l'offrir à tous. »

Et pourtant, il y a 4 ans tous les pays de l'ONU s'étaient engagés à l'accès universel aux soins. Aujourd'hui, la moitié des 10-15 millions de patients potentiels, soit 5.2 millions sont sous médication, et 11 milliards de dollars ont été récoltés contre les 25 nécessaires pour l'année 2010. Si les finances suivaient pour traiter et dépister tous les malades, nous pourrions éradiquer la pandémie en 30 ans...


Les doits des séropositifs en périls

D'autre part, Vienne n'a pas hésité à insister sur les droits bafoués des séropositifs, notamment dans les pays de l'Est et d'Asie. En effet, le Sida y progresse fortement, ce qui explique le choix de la capitale autrichienne, pour ce rendez-vous, carrefour de ces deux régions. La progression inquiétante de la maladie à l'Est s'explique par la politique répressive de lutte contre la drogue, excluant les toxicomanes des programmes de prévention. En Russie, le nombre de cas à doublé en 10 ans et deux tiers des nouvelles contaminations se font entre usagers de drogues injectables. Il y a dans le pays entre 1.5 et 3 millions de toxicomanes et dans certaines régions russes, 80% d'entre eux sont infectés par le VIH.

 

L'innovation médicale

Du point de vue scientifique, ce rassemblement à permis de médiatiser un produit nouveaux et soutenu par le corps médical : un gel vaginal préventif incluant un antirétroviral, le ténofovir, à appliquer dans les 12 heures avant et après une relation sexuelle. Ce gel a la particularité de bloquer la transmission du virus.

L'étude Caprisa 004 a été réalisée pendant 30 mois durant lesquels, 843 femmes ont été suivies, 422 ont utilisant le gel contenant le ténofovir, et 421 utilisant un gel placebo. Fin juillet dernier, le magazine Science publiait les résultats : le gel réduit de 39 % les infections par le VIH, plus précisement une baisse de 28 % chez celles qui ne l'utilisaient pas correctement, de 38 % chez celles qui l'utilisaient plus ou moins bien et de 54 % chez celles qui l'utilisaient régulièrement.

Cependant, cet espoir est malheureusement contrebalancé par le déficit de médicaments et le manque de financement.

 

Le financement

La sonnette d'alarme est tirée pour la énième fois par Michel Kazatchkine (ci-contre à droite), Kazatchkine.jpgDirecteur du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il a rappelé que les pays en développement ont un besoin qui s'élève de 13 à 21 millions de dollars pour 2011-2013, à partager avec la lutte contre le paludisme et la tuberculose. Cela ne va pas s'arranger, en effet, les Etats des pays riches ont baissé leurs aides de 7.7 milliards de dollars en 2007. Barack Obama avait promis de tripler son aide aux pays pauvres, mais la crise a tout gelé.

Pour palier ce type de situation, une initiative proposée est la taxe « Robins des bois », qui consiste à prélever 0.05 % sur toutes opérations financières afin de financer l'ensemble des programmes sanitaires des pays du sud. Cette taxe mise à l'honneur par les gouvernements français, belges, et allemands n'est pourtant pas retenue. Une taxe sur la transaction des changes est également à l'étude.

Julio Montaner.jpgDe plus, le président de la SIA, Julio Montaner (ci-contre à gauche), également Directeur du Centre d'excellence de la Colombie-britannique pour le VIH/Sida de Vancouver, a mis en avant, scandalisé, l'incohérence de notre modernité :

« Quand il y a une crise à Wall street, des milliards et des milliards de dollars sont rapidement mobilisés. (...) La santé des gens mérite une réponse financière équivalente et une priorité beaucoup plus haute ».

Michel Sibidé, Directeur de l'ONUSIDA, rêve d'un rapprochement des laboratoires afin de produire une pilule unique, moins toxique, moins chère et plus simple... Car pour le moment, ce sont encore les malades des pays les plus pauvres qui bénéficient des anciens médicaments, forts d'effets secondaires, et les malades des pays occidentaux qui ont accès aux  traitements les plus efficaces et les moins violents.

« Des milliards de personnes affichent leur solidarité avec nous en faveur de l'accès universel. Nous devons les rallier à l'initiative de révolution de la prévention et de Traitement 2.0 de Michel Sidibé et de l'ONUSIDA pour nous assurer que les dirigeants mondiaux resteront fidèles à leur promesse de réalisation de l'accès universel », a déclaré le docteur Julio Montaner.

Rendez-vous le 22 juillet 2012, à Washington, pour refaire un bilan des promesses tenues ou non.

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20.07.2010

Le patchwork des noms, retour à l'origine des Solidays

Le principe du Patchwork des Noms, hommage aux disparus victimes du virus, a été repris aux Solidays. Décliné en exposition et en temps spirituel, c'est surtout l'occasion d'une pause et d'un retour à la base du combat.


Qu'est ce que le Patchwork des Noms ?

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Le Patchwork des Noms est une association inspirée par sa grande sœur américaine, Names Project créée en 1980 à San Francisco, en réaction à l'absence de rituel spirituel adapté aux malades, notamment les homosexuels. L'association a été créée en France par Aides en 1989. Elle propose aux proches de la personne décédée, la réalisation d'un patchwork représentatif, afin de matérialiser le deuil, l'amour, le respect, la vie de cette personne. Une cérémonie est proposée en France depuis 1992.

Les étapes de confection du panneau accompagnent le deuil. Chaque panneau en tissu mesure 1.80m sur 0.90m et comporte au minimum le prénom de la personne concernée. Les proches peuvent prendre le temps qu'ils veulent pour représenter l'être aimé.

Lorsque le patchwork est achevé, la remise à l'association est un moment important, puisque symbolique de la séparation. Une lettre est jointe, donnant l'opportunité de s'exprimer, de laisser à l'écriture les émotions et  les impressions. Ensuite le panneau rejoint sept autres panneaux pour créer un carré : le Quilt, mesurant alors 3.60m sur 3.60m.

 


Quels sont les objectifs et la symbolique du Patchwork des Noms ?

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Un des objectifs est de refuser l'anonymat des statistiques : « nommer, c'est faire advenir à l'existence ». Contrairement aux Etats-Unis, la version française et européenne ne prône pas de revendication politique. L'autre volonté est de perpétuer le principe du rituel.

Encadrés par l'Eglise jusque dans les années 1960, ils se sont transformés dans les années 1970 pour s'individualiser progressivement. Le Patchwork des Noms tente de s'inscrire dans un processus d'individualisation et en même temps dans une dimension  collective.

« La symbolique du Quilt est issue de la culture américaine. Elle remonte à l'origine de la création des Etats-Unis, alors que les pèlerins dans leur pauvreté, réutilisaient les restes de tissus pour fabriquer des couvertures. Cette création symbolise en faite la ténacité, la rigueur morale, etc. En se réappropriant un symbole reconnu par l'ensemble de la nation américaine, le Quilt réintègre la communauté gay dans une société qui la nie ». (explication affichée au sein de l'exposition)

 


Quelle présence aux Solidays ?

Pour ne pas oublier pourquoi les festivaliers sont là, et pourquoi les Solidays existent, un espace consacré « Le Patchwork des Noms - Exposition contre l'oubli » rend hommage à certains malades et concrétise l'étape ultime de la maladie.

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Plus intensément, un temps spirituel, laïc, est proposé durant une heure, le dimanche a 17h. A ce moment là, tout le festival s'arrête, les concerts, animations et conférences laissent place au recueillement, au respect. Pas toujours évident dans une ambiance festive, mais au fur et à mesure, cela prend.

Des volontaires, bénévoles d'associations de lutte contre le Sida, les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, prennent place  dans la foule devant la scène Paris, la plus grande de l'hippodrome pour déployer les Patchworks au rythme des noms cités. Bruno Pascal Chevalier, Président de l'association, Antoine De Caunes Président d'honneur des Solidays, ou Ibrahima Ba de l'association Bokk Yakaar, basée au Sénégal, ont tour à tour pris le micro, représentant la lutte contre la maladie, et immortalisant le départ des malades.

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Bruno Pascal Chevalier
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Antoine De Caunes

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Ibrahima Ba, association Bokk Yakaar, Sénégal

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Les soeurs de la Perpetuelle Indulgence

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Un hommage fort, vécu par plusieurs milliers de festivaliers...

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Retrouvez Bruno Pascal Chevalier, Président du Patchwork des Noms, interviewé par Solidays.

Retrouvez les photos du Patchwork des noms dans l'album Flickr des Solidays

Le site du Patchwork des Noms - France

Le site de Names Project
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16.06.2010

EVT, Espoir Vie Togo

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à Paris logo-evt.gif à l'occasion de Solidays. Voici une présentation d'EVT, Espoir Vie Togo, association basée à Lomé, au Togo.

 

Histoire

EVT est une association de personnes vivant avec le VIH-sida. L'organisation développe des actions de prévention, de sensibilisation et de prise en charge. A l'origine, c'était un petit groupe d'auto-support hébergé au Programme National de Lutte contre le Sida.

Puis le groupe a réussi à gagner son autonomie et à professionnaliser ses activités, tout en restant organisée autour d'une équipe de personnes affectées ou infectées par le VIH.

evt.JPGEn 2002, Espoir Vie Togo a ouvert un centre à Lomé où elle assure des activités professionnelles de prise en charge globale, tout en veillant à impliquer les malades dans la vie associative.

L'association a ouvert un deuxième centre à Sokodé en 2004, puis un troisième à Aneho en 2006. Elle a également créé RAS+, réseau associatif œuvrant pour le renforcement des capacités des ONG togolaises de lutte contre le sida. Fin 2007, EVT suivait plus de 2.000 personnes et la moitié  étaient sous traitement ARV.

En partenariat avec l'ONG Grandir, l'association souhaite apporter à Lomé et à Aneho un appui aux enfants et adolescents
vivant avec ou exposé au VIH : diagnostic, prise en charge thérapeutique, appui nutritionnel, accès au lait maternisé, aide sociale, appui à la scolarisation, et conseils.

Le suivi post-natal des enfants nés de mère séropositive, avec appui-conseil à l'alimentation infantile, a concerné à la mi-2007 36 enfants et leurs mères. Malheureusement, l'absence au Togo de test de réaction en chaîne par Polymerase (PCR) pour le diagnostic virologique précoce limite l'identification des nouveaux cas.

 

Les objectifs de l'association en 2010

L'objectif visé cette année est le renforcement de l'accès aux soins de 200 enfants et adolescents de Lomé et Aneho, ainsi que le dépistage pour ceux issus de la Prévention de la Transmission Mère Enfant (PTME) et les orphelins enregistrés à l'association. De plus, l'association souhaite développer un volet nutritionnel afin d'apporter une alimentation sécurisée aux nourrissons nés de mères infectées par le VIH  (dotation en lait maternisé de 1er et 2ème âge assortie d'un suivi nutritionnel régulier), aux enfants séropositifs malnutris et aux orphelins et enfants vulnérables les plus nécessiteux.

Le projet prévoit enfin un accompagnement psychologique pour les enfants et adolescents vivant avec le VIH, via des consultations personnelles et de groupe.

Ces volets seront accompagnés de séances d'éducation thérapeutique pour les enfants sous ARV, ainsi qu'un appui à la scolarisation pour 40 enfants. Des visites à domiciles sont envisagées afin de mieux suivre les enfants et de mieux visualiser les problèmes confrontés. Enfin, l'association continuera ses actions de plaidoyer en faveur de la PTME et des enfants vivant avec le VIH.

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Plus d'infos sur le partenariat avec l'ONG Grandir

Site Espoir Vie Togo France

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14.06.2010

URBLS, Union des Routiers Burkinabés de Lutte contre le Sida

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à notre rencontre à l'occasion de Carte_Association_Solidays2010_URBLS_BurkinaFasso.pngSolidays. Voici une présentation d'URBLS, Union des Routiers Burkinabés de Lutte contre le Sida, association basée à Bobo-Dioulasso, au Burkina-Faso.

Créée en 1994, elle a pour finalité de prévenir la transmission du VIH et autres IST chez les routiers du Burkina-Faso, et d'améliorer leur cadre de vie et celle de leurs familles.

L'association leur apporte un soutien médical et psychosocial, c'est-à-dire le financement de médicaments pour le traitement, séances d'éducation thérapeutique, visites de malades à l'hôpital et à domicile, discussions éducatives, animation d'un club d'observance aux traitements.  Elle intervient également à Kadiogo, Houet, Yatenga, Comoé Mouhoun, Kouritenga, Boulgou, Koupelgo. Ainsi, les actions sont menées au niveau d'axes routiers et les postes frontières avec le Bénin, Mali, Côte d'Ivoire, Togo, et le Ghana, par une dizaine d'animateurs et de superviseurs formés à cet effet. Au cours de ces activités, les routiers sont également référés dans les formations sanitaires pour des soins d'infections sexuellement transmissibles et dans les centres de dépistage du VIH pour connaître leur statut sérologique. La cible s'étend également aux prostituées et vendeuses de ces axes.

New Way +

 

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à notre rencontre à l'occasion de New Way.gifSolidays. Voici une présentation de New Way +, association basée à Douala, au Cameroun.

New Way + est une association de personnes affectées, infectées par le VIH ou socialement indigentes, crée en 2005 à Douala. Ses activités s'étendent du conseil en milieu hospitalier et carcéral, visites et soins à domicile, discussions éducatives, sensibilisation communautaire, accompagnement psychologique, nutritionnel et thérapeutique des membres, aide à l'observation, mise sur pied d'activités génératrices de revenus). L'association se concentre particulièrement sur la prise en charge plus poussée des patients de l'hôpital militaire de Douala, d'un point de vue psychosocial et médical. Les bénéficiaires reçoivent aussi un soutien couvrant les frais de base, que ce soit  alimentaires ou vestimentaires...


11.06.2010

Association Bokk Yakaar

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à notre rencontre à l'occasion de Solidays. Voici une présentation de Bokk Yakaar, association basée à Fatick au Sénégal.

Amadou Moustapha Dia, Président de l'association et Ibrahima Ba, Chargé des projets nous présentent leur association sénégalaise :

Amadou et Ibrahima Bokk Yakaar, Sénégal
envoyé par solidairesdumonde. - L'info video en direct.

 

La jeune association, créée en 2005, agit là où les structures d'accompagnement des personnes vivant avec le VIH sont rares. Elle est aussi engagée dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination des personnes séropositives et regroupe les malades afin de leur apporter un soutien médical, psychosocial et scolaire.


Bokk Yakaar accompagne près de 300 orphelins et enfants vulnérables (OEV) par la distribution de kits alimentaires et de santé ainsi que par la prise en charge médicale, psychologique et scolaire.

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La Région de Fatick

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Pour plus d'informations, n'hésitez pas à écrire à Amadou :madou_56@yahoo.fr

Partenariat Fatick / Région Poitou-Charentes

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Association RSB, Renaissance Santé Bouaké

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à notre rencontre à l'occasion de Solidays. Voici une présentation de RSB, Renaissance Santé Bouaké, association basée à Bouaké, en Cote d'Ivoire.

Konan Kouassi, le comptable de RSB, nous explique les actions et le fonctionnement de l'association :

Entretien avec Konan de Renaissance Santé Bouaké
envoyé par solidairesdumonde. - L'info internationale vidéo.

L'association RSB est née en 1993 pour répondre à l'augmentation du nombre de malades du Sida venant en consultation au Centre Hospitalier Régional de Bouaké.

En 2002, RSB a décentralisé une partie de ses activités à Yamoussoukro pour faire face aux besoins des populations déplacées dans cette zone, notamment offrir aux malades un hébergement temporaire, un régime alimentaire adapté et des séances de sensibilisation.

En effet, l'association mène plusieurs types d'activités telles que la prévention multi-publics (jeunes, femmes enceintes, populations rurales et professionnelles du sexe), la prise en charge médicale, psychosociale ou nutritionnelle et la formation pour les agents communautaires et pour le personnel médical. RSB travaille en collaboration avec OSIWA (Open Society Initiative for West Africa), le Programme Alimentaire Mondial et Alliance Côte d'Ivoire.

Suite à la création de l'antenne à Yamoussoukro, RSB a sensibilisé 20 000 personnes, réalisé près de 4 000 tests de dépistage et pris en charge plus de 1000 personnes vivant avec le VIH/sida.

D'autre part, RSB est membre du Réseau Afrique 2000 et a reçu en 2002, par Mme Christine Nébout Adjobi, ministre de la Lutte contre le sida, la cérémonie de remise du prix Waly-Diop 2002 pour son succès obtenu grâce à un micro projet intitulé " La mutuelle santé des femmes libres de Bouaké".

10.06.2010

Association Chigata, Pour l'Amour des enfants

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à notre rencontre à l'occasion de Solidays. Voici une présentation de Chicata, association basée à Abidjan, en Cote d'Ivoire.

Odette Kouadio est conseillère au sein de Chigata, elle nous raconte comment son association lutte contre le Vih Sida auprès des OEV (orphelins et enfants vulnérables) :

Odette Kouadio et les OEV, de l'ONG Chigata en Côte d'Ivoire
envoyé par solidairesdumonde. - L'actualité du moment en vidéo.


Créée en novembre 2001, « CHIGATA » signifie en langue locale ivoirienne « tant qu'il y a la vie ». Située à Yopougon GFCI "quartier millionnaire", l'association à but non lucratif, habilitée à recevoir des dons et legs est particulièrement attentive aux problèmes liés à l'amélioration des conditions de vie et de bien-être des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV). d'où son slogan "Pour l'amour des enfant". Hors d'Abidjan, CHIGATA est également présente sur le terrain de la lutte contre le VIH.


Les objectifs:

Chigata s'est fixée sept objectifs :

1.      Sensibilisation communautaire ;
2.      Soutien psychosocial aux parents et orphelins ;
3.      Soins médicaux et Appui à l'observance des traitements ARV ;
4.      Appui éducatif aux enfants scolarisés, déscolarisés et non scolarisés ;
5.      Appui alimentaire/nutritionnel ;
6.      Rééducation psychomotrice ;
7.      Soutien économique.

Pour ceci, elle a également une antenne dans la ville de San Pedro où elle travaille activement à faire prendre en charge les

personnes affectées et/ou affectées par l'épidémie du Sida. Elle œuvre donc à combattre l'isolement et la stigmatisation des familles des enfants infectés, favoriser leur insertion sociale, promouvoir le dépistage volontaire et renforcer la cohésion des communautés.


Les structures, véritables outils d'action :

L'association bénéficie de plusieurs structures nécessaires :

- Le centre d'accueil (depuis 2003) et la halte garderie, prenant en charge les OEV et les parents en situation de pauvretéaigue. Cependant, simplement 7 lits sont disponibles...
- La cafétéria, don de Mme Gbagbo, véritable clé de voute des activités génératrices de revenus.
- Les relais communautaires : permettant un lieu de sensibilisation et de diffusion d'informations sur le virus du Sida,
existant également à domicile et sur les lieux de travail.- la troupe de Théatre, pour les jeunes et par les jeunes. Considéré comme outil de diffusion et d'évaluation des messages sur les MST, le VIH et la sexualité des jeunes.
- Le centre de documentation : au sein de la Maison d'accueil, afin de conserver, de répandre l'information et d'animer la
recherche documentaire. Il cherche également à répondre aux besoins des étudiants et des enseignants.

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Le site de Chigata

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Association SISAL, luttant contre le vih sida à Madagascar

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à notre rencontre à l'occasion de Solidays. Voici une présentation de SISAL, Sambatra Izay Salama, association basée à Antananarivo à Madagascar.

Guy Gérard, Responsable Administratif et Financier et Andry Ny Aina Ralison, coordinateur national de l'association nous expliquent son fonctionnement :

Guy Gerard et Andry de Sisal, Madagascar
envoyé par solidairesdumonde. - L'info video en direct.

 

Descriptif:

SISAL est une association sans appartenance politique ni religieuse, centrée sur la lutte contre les IST/VIH/SIDA. Ses statuts ont été déposés et enregistrés auprès des autorités malgaches compétentes en juin 2000. Selon l’article 02 des statuts, SISAL a pour but de "promouvoir la santé par la lutte contre les IST/SIDA auprès de la population vulnérable à Madagascar".

Elle intervient principalement dans la capitale, au niveau des bas quartiers de la ville d’Antananarivo et ses périphéries. En province, c'est du côté de la ville de Tuléar et des sites touristiques environnants que son action intervient.

Elle est composée d’une vingtaine de membres issus de différents corps de métier : médecins, travailleurs sociaux, juristes… Elle compte aussi des associations et organisations représentatives des usagers des services développés par SISAL, en particulier les professionnels du sexe et les jeunes.

Le projet IST/VIH Sida de SISAL a pour objectif de promouvoir la santé par la lutte contre IST/VIHSida auprès des populations vulnérables et plus particulièrement auprès de celles les plus exposées au VIH/SIDA (travailleurs de sexe, homosexuels, jeunes, routiers, etc.). Ainsi, SISAL contribue à maintenir la faible prévalence du VIH et à diminuer la prévalence des IST.

 

Ses projets :

L’association SISAL est présente à travers quatre projets établis dans deux dispositifs comprenant 26 employés.
D'abord avec des activités préventives :

  • Organiser des manifestations de masses lors des journées marquantes en rapport avec la lutte contre le Sida ou profiter des manifestations de masses existantes pour promouvoir le dépistage et la prise en charge des PVVIH (personnes vivant avec le VIH).
  • Tisser des relations et se mettre en réseau avec les autorités et les partenaires pour améliorer les conditions de dépistages et de prise en charge des PVVIH
  • Mettre en oeuvre les formations nécessaires pour les responsables centraux et l’équipe technique sur terrain.
  • Sorties de nuit auprès des prostituées et clients et séances au dispensaire

Mais aussi des activités curatives :

  • Accompagnement, consultation et suivi psychosocial des personnes séropositives au sein du foyer "Sambonaina". Le foyer est ouvert 5j/7 et accueille tous les PVVIH habitant ou de passage dans la capitale.
  • Le centre réalise des tests de dépistage volontaire gratuit en ce qui concerne le VIH et des tests volontaires anonymes à un prix forfaitaire modique en ce qui concerne la syphilis sérologique.
  • Consultations, soins et traitements des IST au dispensaire

 

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Site de SISAL

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Association PILS, Prévention Information Lutte contre le SIDA, sur l'Ile Maurice

Dans le cadre de nos rencontres avec des associations de lutte contre le SIDA venue à l'occasion des Solidays. Voici une présentation de PILS (Prévention Information Lutte contre le Sida), association basée à Port-Louis à l'Ile Maurice.

Nadia Peerun, chargée de levée de fonds et assistante de la directrice, nous explique comment fonctionne l'association :

Nadia Peerun présente l'association PILS, à l'Ile Maurice
envoyé par solidairesdumonde. - L'info video en direct.

 

PILS, Prévention Information et Lutte contre le Sida est une ONG créée en 1996. A l'origine de la création de cette association vient un constat accablant : alors que l'épidémie de VIH/sida prend une ampleur mondiale, rien à Maurice n'a été mis en place pour répondre à la menace représentée par le virus du sida et aucune structure à l'Ile Maurice venait en aide aux personnes séropositives.

Aujourd'hui, l'association PILS est un acteur majeur de la lutte contre le sida à Maurice et ce dans plusieurs domaines :

  • La prévention et la communication autour du VIH/sida : les modes de transmission, de prévention, le dépistage, etc...
  • L'aide et le soutien aux patients : aide et soutien psychosocial, actions de plaidoyer, etc...

PILS assure ainsi le soutien psycho-social de plus de 500 personnes séropositives à l'Ile Maurice. Elle met également en oeuvre des programmes de prévention dans la sous-région Océan Indien.

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L'association intervient sous de nombreuses formes :

  • Sessions de formations et d’informations sur le VIH et le Sida.
  • Campagnes médiatiques de sensibilisation
  • Point de distribution et d’accès gratuit aux préservatifs et au gel lubrifiant
  • Numéro vert, SIDA INFO MAURICE : 8999
  • Centre de documentation et d’information
  • Caravane Mobile (soins, prévention, soutien) à destination des populations à risques (Usagers de drogues
    par injection & travailleuses du sexe)
  • Soutien et suivi psychosocial
  • Formation thérapeutique, renforce ment des capacités et éducation aux droits humain
  • Plaidoyer pour réduire les discriminations et la stigmatisation envers les PVVIH
  • Prévention contre le Sida dans les prisons
  • Conseils médicaux (orientation)
  • Aides à l’insertion et la réinsertion professionnelle
  • Constitution de dossier social (auprès des ministères concernés)

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Site Internet de PILS

Page fan PILS sur Facebook

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